Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe les symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent avant les règles. Irritabilité, ballonnements, seins sensibles, fatigue : c’est très fréquent, mais ce n’est pas une fatalité. Dans cet article, nous expliquons ce qu’est le syndrome prémenstruel, comment le reconnaître, ce qui aide vraiment et quand consulter. Nous précisons aussi la place de l’ostéopathie, sans en exagérer les promesses. Nos ostéopathes reçoivent à Montréal et à Laval.
SPM : l’essentiel en 30 secondes
- Le SPM apparaît dans les jours qui précèdent les règles et s’atténue généralement peu après leur début.
- Il est lié aux variations hormonales du cycle, qui influencent notamment la sérotonine.
- Un journal des symptômes tenu pendant deux cycles aide à confirmer le diagnostic.
- Le sommeil, l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress forment la base de la prise en charge.
- Si les symptômes perturbent votre quotidien, consultez. En cas de pensées suicidaires, demandez de l’aide tout de suite.
Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel (SPM) ?
Le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes qui reviennent cycle après cycle. Ils surviennent après l’ovulation, puis s’estompent avec l’arrivée des règles. Le SPM touche beaucoup de femmes en âge de procréer. Son intensité varie toutefois énormément d’une personne à l’autre. Pour certaines, il se résume à un léger inconfort. Pour d’autres, il perturbe le travail, les relations et le sommeil.
Quels sont les symptômes du SPM ?
Une personne présente rarement tous les symptômes à la fois. L’important est leur rythme : ils reviennent à la même période du cycle.
Symptômes physiques
- Seins sensibles ou gonflés
- Ballonnements et sensation de rétention d’eau
- Crampes et douleurs au bas-ventre
- Maux de tête
- Douleurs musculaires ou articulaires, notamment au bas du dos
- Troubles digestifs
- Fatigue et sommeil perturbé
Symptômes émotionnels et comportementaux
- Irritabilité
- Anxiété
- Tristesse ou pleurs faciles
- Difficulté à se concentrer
- Changements d’appétit
- Envie de s’isoler
Quand le SPM commence-t-il et combien de temps dure-t-il ?
Le SPM commence en général après l’ovulation, donc dans la deuxième moitié du cycle. Selon les femmes, il se fait sentir de quelques jours à environ deux semaines avant les règles. Ensuite, les symptômes s’estompent habituellement dans les jours qui suivent le début des saignements. En revanche, des symptômes présents tout le mois doivent faire chercher une autre cause.
Pourquoi le syndrome prémenstruel apparaît-il ?
Selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le SPM est lié aux variations hormonales du cycle. Ces variations influencent des messagers du cerveau, comme la sérotonine. Le corps de chaque femme y réagit à sa façon, ce qui explique les écarts d’intensité.
Plusieurs facteurs peuvent aggraver le SPM :
- le stress et le manque de sommeil ;
- une alimentation riche en sel, en sucre, en alcool ou en caféine ;
- la sédentarité ;
- le tabagisme.
SPM, TDPM, grossesse ou périménopause : comment faire la différence ?
Plusieurs situations se ressemblent. Voici quelques repères.
- SPM : symptômes cycliques, souvent gérables, qui disparaissent après le début des règles.
- TDPM (trouble dysphorique prémenstruel) : forme sévère du SPM, surtout marquée par l’humeur. Nous y revenons plus bas.
- Début de grossesse : seins sensibles, fatigue et nausées peuvent ressembler au SPM. Un retard de règles justifie un test de grossesse.
- Périménopause : les cycles deviennent irréguliers et les symptômes ne suivent plus un rythme prévisible.
Comment confirmer un SPM ? Le journal des symptômes
Aucune analyse ne confirme le SPM. Le diagnostic repose sur vos symptômes et sur le moment où ils apparaissent. C’est pourquoi un journal tenu pendant au moins deux cycles est l’outil le plus fiable.
Chaque jour, notez :
- le jour de votre cycle ;
- vos symptômes ;
- leur intensité, de 0 à 3 ;
- leur effet sur votre quotidien.
Vous verrez ainsi si les symptômes disparaissent après les règles. De plus, ce journal aidera votre médecin à choisir le bon traitement.
Que faire en cas de syndrome prémenstruel ?
La prise en charge du syndrome prémenstruel commence presque toujours par le mode de vie. Le Manuel MSD pour le grand public présente ces mesures avant les médicaments.
Les bases au quotidien
- Dormez régulièrement, avec des nuits d’au moins sept heures.
- Bougez plusieurs fois par semaine : marche, vélo, natation ou yoga doux.
- Soignez l’assiette : réduisez le sel, le sucre, l’alcool et la caféine. Privilégiez les légumes, les fibres et les protéines.
- Gérez le stress avec la respiration lente, la méditation ou des pauses régulières.
- Arrêtez de fumer, si vous fumez.
Soulager les douleurs et les ballonnements
- Appliquez de la chaleur sur le bas-ventre ou prenez un bain chaud.
- Un anti-inflammatoire en vente libre, comme l’ibuprofène, peut aider. Demandez d’abord conseil à votre pharmacien.
Suppléments et plantes
Le calcium, la vitamine B6 et le gattilier sont parfois suggérés. Leur efficacité varie, et ils ne conviennent pas à tout le monde. Par exemple, la vitamine B6 à forte dose peut être nocive. Le gattilier, lui, peut interagir avec certains traitements hormonaux. Parlez-en donc à votre pharmacien ou à votre médecin avant de commencer.
Traitements médicaux
Lorsque le mode de vie ne suffit pas, un médecin peut proposer un contraceptif hormonal, un antidépresseur de type ISRS ou un diurétique en cas de rétention d’eau marquée. La thérapie cognitivo-comportementale peut aussi aider.
Ostéopathie et SPM : ce qu’elle peut faire, et ce qu’elle ne fait pas
Soyons clairs : l’ostéopathie ne traite pas la cause hormonale du SPM et ne remplace pas un suivi médical. Les études sur l’ostéopathie et le syndrome prémenstruel sont peu nombreuses. Nous ne pouvons donc pas vous promettre un résultat précis.
Cependant, plusieurs symptômes physiques du SPM ont une composante mécanique : douleurs au bas du dos et au bassin, maux de tête, tension abdominale, ballonnements. Sur ces plans, une approche manuelle douce peut contribuer à votre confort.
Quand consulter un médecin pour un SPM ?
Prenez rendez-vous avec un médecin si :
- les symptômes perturbent votre travail, vos relations ou votre sommeil malgré les changements de mode de vie ;
- la douleur est très forte et les analgésiques ne la soulagent pas ;
- vos saignements sont très abondants ou vos cycles très irréguliers ;
- vos symptômes durent tout le mois, et pas seulement avant les règles ;
- votre humeur est très basse, avec de l’angoisse ou une colère intense.
Le TDPM : quand le syndrome prémenstruel est sévère
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme grave du SPM. Il se caractérise par au moins cinq symptômes, dont au moins un touche l’humeur : dépression, anxiété ou irritabilité marquée. Ces symptômes apparaissent la semaine avant les règles et disparaissent après.
Le diagnostic exige un suivi quotidien pendant au moins deux cycles. Selon un article du CMAJ, les traitements de première intention incluent certains antidépresseurs, la thérapie cognitivo-comportementale et certains contraceptifs oraux. Un TDPM se prend en charge avec un médecin. Il ne se règle pas avec des conseils de mode de vie seuls.
Combien de temps dure le SPM
Il dure en général de quelques jours à environ deux semaines, puis s’atténue peu après le début des règles. Si vos symptômes persistent tout le mois, consultez.
Comment distinguer le SPM d'un début de grossesse ?
Les deux peuvent causer des seins sensibles, de la fatigue et des nausées. Cependant, un retard de règles justifie un test de grossesse. Le journal des symptômes aide aussi à repérer le rythme du SPM.
Pourquoi ai-je mal partout avant mes règles ?
Les variations hormonales peuvent augmenter la sensibilité à la douleur, favoriser la rétention d’eau et accentuer les tensions musculaires. Si la douleur est intense ou inhabituelle, parlez-en à un médecin.
Le SPM peut-il s'aggraver avec l'âge ?
Certaines femmes constatent que leurs symptômes changent à l’approche de la périménopause. Notez-les dans un journal et discutez-en avec votre médecin.
L'ostéopathie peut-elle soulager le syndrome prémenstruel ?
Elle ne traite pas la cause hormonale. Elle peut toutefois aider certains symptômes physiques, comme les douleurs au bas du dos ou les tensions abdominales. Elle complète un suivi médical, elle ne le remplace pas.
Quelle est la différence entre SPM et TDPM ?
Le SPM est fréquent et d’intensité variable. Le TDPM est une forme sévère, surtout marquée par l’humeur, qui nécessite une prise en charge médicale.
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